1. Résumé du cas de succès : L’association Gniogondème de Dioila est accompagnée par l’ONG AMEN depuis Décembre 2019 dans le cadre des activités du Projet INCLUSIF. L’association Gniogondème de Dioila est composée de 35 Membres. Les activités exercées au sein de ce groupement sont entre autre: le maraichage, le petit commerce et l’Agriculture. Chacun mène individuellement son activité. Lors de la mise en place des organes de gestion, Mariam DIARRA a été désignée la Présidente du Comité de Surveillance. Elle mène comme activités le petit commerce, l’embouche ovine et l’agriculture. Le champ qu’elle exploite appartient à son mari.

Avant l’intervention du Projet INCLUSIF, elle utilisait l’engrais chimique chaque année dans son champ. C’est grâce aux différentes sensibilisations sur le changement climatique et les conséquences néfastes de l’engrais chimique par l’ONG AMEN à travers le Projet INCLUSIF que Mariam DIARRA a décidé d’abandonner l’utilisation d’engrais chimique au profit de la bouse  (déchet animal). L’association a bénéficié d’un premier prêt de 1 900 000 FCFA au mois de Novembre 2020. Sur ce prêt, Mamou a reçu 100 000 FCFA. Avec ce montant, elle a complétée pour  acheter 04 béliers pour l’embouche ovine. La bouse est  récupérée chaque matin dans les sacs et transportés ensuite dans son champ. Avec les bénéfices  de son commerce, elle a remboursé ses 100 000 FCFA. Après remboursement du premier prêt, le groupement a bénéficié d’un deuxième prêt de 2 000 000 FCFA et elle  a encore bénéficié 100 000 FCFA pour continuer son activité de commerce. Les béliers seront vendus  à l’approche de la fête de Tabaski.

                                        

Mariam DIARRA avec sea aminaux

  1. Contexte : La sensibilisation sur le changement climatique notamment les causes, les conséquences  et la résilience face au changement climatique a permis à Mariam DIARRA de  prendre conscience aux effets néfastes de l’utilisation de l’engrais sur l’environnement.

Cette sensibilisation  a amené Madame Mariam DIARRA à un changement de comportement c’est-à-dire abandon d’engrais chimique  au profit de la bouse qui ne dégrade  pas l’environnement. L’utilisation de la bouse dans les champs constitue un moyen d’atténuation du changement climatique.

III. Stratégie de mise œuvre de l’initiative :

La sensibilisation sur les  changements climatiques a permis Mme Mariam DIARRA d’abandonner l’utilisation d’engrais chimiques au profit de la bouse. A travers cette sensibilisation qu’elle a reçu au même titre que les membres, Mariam DIARRA a vite compris les dangers liés à l’utilisation de l’engrais chimique  notamment la dégradation de l’environnement, l’appauvrissement de la terre. C’est ainsi qu’elle décidé de plus utiliser l’engrais chimique dans son champ. Après l’octroi de prêts auprès de la CAECE-Jigisème, elle a complété avec une partie des intérêts de son commerce  l’achat des quatre (04) béliers. La bouse est récupérée, ensuite transporté dans le champ.  Le transport de la bouse  est assuré par les enfants de Mariam DIARRA. Exceptionnellement, les frais d’entretien seront assurés par son mari de cette campagne. Elle visage de labourer son champ dans ces deux jours. A la récolte, le mil issu de ce champ est utilisé dans la consommation de la famille.  En plus de l’agriculture, elle mène quotidiennement le commerce pour aider son mari à subvenir aux besoins de la famille.

 

IV Résultats actuels :

Au départ utilisatrice d’engrais chimique, Mariam DIARRA utilise aujourd’hui la bouse dans son champ de mil afin de protéger l’environnement, elle est donc une défenseure de l’environnement. Elle sensibilise aussi les autres membres de l’association sur la protection de l’environnement qui est notre source de vie.

Mariam DIARRA dans son champ

  1. Impacts : les changements observables sur la situation actuelle de Mariam DIARRA :
  • Le champ constitue une ressource de revenu pour Mariam DIARRA
  • Un changement de comportement a été observé chez elle
  • Elle entrain de protéger l’environnement

           

VII. Facteurs de Durabilité et de reproductibilité : Cette expérience peut durer dans le temps en mettant accent sur le renforcement  des capacités des groupements sur les changements climatiques.

La durabilité se résume par un certain nombre de points qui sont :

  • La relation d’affaire du groupement de Mariam avec la CAECE-Jigisème qui est une source de financement des activités pour elle et pour les autres membres du groupement ;
  • Le changement de comportement vis-à-vis à l’utilisation d’engrais chimique ;
  • La disponibilité de terre pour produire des produits bio ;
  • Le courage et la détermination de Mariam DIARRA à aider son mari dans l’entretien de la famille.

Le cas de Mariam DIARRA doit être un exemple pour les autres membres du groupement en vue de faire face aux changements climatique.

VII. Principales leçons :

L’utilisation d’engrais chimique n’est pas une solution pour faire face aux changements mais plus un moyen de dégradation de l’environnement. On peut bien produire sans utiliser l’engrais chimique en vue de subvenir à nos besoins. C’est ce que Mariam DIARRA veut nous prouver.

VIII. Défis :

Le défi pour Mariam est de parvenir à conserver ce  changement de comportement et de produire chaque année des produits bio. Comme autre défi, elle veule protéger son champ contre la dégradation.

Contact :

Projet de Financement Inclusif des Filières Agricoles au Mali Tél. 20207391 – Fax: 20207394 – BP: E4610 – Email: ucg.pmr@afribonemali.net, dc.projet@inclusifmali.org Magnambougou Faso Kanu – Rue 30 – Porte 76 – Bamako – Rép. Mali.